- Rimes éthyliques
Samedi, en ouverture de la foire, les Berrichons de "Blankass" ont
littéralement enflammé la place Saint-Eloy. Leur énergie revigorante a séduit un
public malheureusement trop clairsemé. Les organisateurs gardaient néanmoins leur
optimisme et constataient, non sans un sourire au coin des lèvres, que les bénévoles et
le public avaient sûrement préféré goûter l'hypocras plutôt que d'écouter
"Blankass"
- Message indien
Pour "faciliter" le montage et le démontage de la superbe scène qui a
accueilli "Blankass" et "Hey Mister Boog", il a été fait appel au
"grand manitou". Même s'il n'a rien d'un chef indien, Thierry,
plombier-zingueur-couvreur de Souvigny, avait gracieusement mis à disposition le
précieux "fenwick".
- Recensement
Selon l'organisation, les chiffres du recensement à Souvigny sont totalement erronés. En
effet, au regard du nombre de laisser-passer demandés par les familles souvignyssoises,
la population locale vient de connaître une formidable expansion ces dernières semaines.
L'hypocras aurait-t-il des vertus aphrodisiaques ? Pour obtenir les véritables chiffres,
il convient de s'adresser à l'Association Souvigny Grand Site.
- Inauguration décontractée
Décidément, l'équipe de Souvigny Grand Site rompt avec les conventions. C'est ainsi que
l'inauguration, de ce qui est devenu l'une des plus grandes manifestations de la région,
s'est effectuée sans discours officiel. Jean-Paul Dufrègne, vice-président du Conseil
général et conseiller général du canton, Jean-Claude Albucher, maire de Souvigny,
Georges Fleury, ancien maire, ainsi que plusieurs maires du pays de Souvigny ont en toute
simplicité lancé la foire avec un verre d'hypocras.
- L'uvre de René Greuillet
Cette année encore, l'affiche de la foire est due à René Greuillet, un artiste local
qui du pinceau, accompagne la foire médiévale depuis ses débuts. René Greuillet,
l'ancien responsable des services techniques de la ville de Moulins, consacre sa retraite
à la peinture.
- De l'eau dans l'hypocras
Hier, en fin de journée, l'orage se faisait de plus en plus menaçant sur la Foire. En
attendant que les dieux leur tombent sur la tête, les organisateurs restaient sereins et
attendaient la pluie pour se laver. Ils redoutaient plus un grand coup de vent qui aurait
déplacé la Foire de Souvigny à Saint Menoux. Les artisans eux sont prévenus : leurs
échoppes ne sont pas imperméables.
- IIe Festival des Troubadours
Après le succès de la première édition l'an passé, le Festival des Troubadours et
Saltimbanques a été reconduit. Chaque jour, de nombreuses troupes, amateurs et
professionnelles, se relayent sur plusieurs scènes ouvertes. Déjà, une vingtaine de
troupes sont inscrites pour tenter de décrocher un contrat pour l'année prochaine comme
l'on "San'Chap" et "Axel le jongleur".
- L'obstacle de la barrière
Hier, les organisateurs étaient en rupture de stock au niveau des barrières
métalliques. Les cavaliers de Koliakoff préfèreraient plus de protections autour de
leur piste installée près de la grande taverne. Pour coller à l'époque médiévale,
les organisateurs projetaient de construire des barrières métalliques en bois.
- La relève est prête
Qu'il est bon de constater que la relève souvignyssoise est prête. En effet, la jeunesse
du village est de plus en plus impliquée dans la Foire. Participant activement au montage
et au démontage, ces jeunes"médiévaux" n'hésitent pas à constamment donner
la main. Certains, à l'image de maxime, qui n'est autre que le fils de Patrice Michel, le
président de "Souvigny Grand Site", sont même des artistes en herbe. A
l'entendre jouer de la cornemuse, on est rassuré sur l'avenir de la manifestation.
- Des gars, des eaux
Lundi soir, l'orage s'est abattu sur la Foire provoquant un rapatriement général. Les
artistes ont fermé leur échoppe plus tôt que prévu et l'apéritif-concert prévu à
19h30 dans l'auditorium Saint-Marc s'est prolongé jusqu'a minuit. En effet, comme
il n'y avait pas de banquet, les troupes et le public se sont retrouvés à l'abri où se
sont mêlés théâtres, musique et spectacles de rue.
- D'où vient la lumière?
Après l'installation des échoppes, les bénévoles ont tellement d'ampoules dans les
mains qu'il en manque sérieusement dans les échoppes. Les organisateurs font de leur
mieux pour éclairer les artisans-exposants.
- Un vent d'Avignon sur la Foire
Dans le cadre du IIe Festival des Troubadours, la troupe du "Théâtre en
stock" est venue faire un tour à Souvigny. Cette formation, créée en 1985 à Cergy,
s'est spécialisée dans le théâtre de tréteaux. "Farces et attrapes", leur
dernière création, d'après les traductions de Bernard Faivre et sur une mise en scène
de Jean Bonnet s'est déjà promenée au Festival de Châlon-sur-Saône et à Avignon. Les
six membres de la troupe repartent demain mais ont encore prévu de divertir le public
bourbonnais à trois reprises dans la journée avec "Le troqueur de maris",
"Martin de Cambrai", "Le cuvier" et "Le chaudronnier". A ne
pas manquer, le long de l'église prieurale, sur l'espace théâtre.
- Protection civile
Comme tous les ans, les organisateurs ont fait appel à la Protection Civile pour assurer
la sécurité de la Foire. Chaque jour, en fonction des animations, ils sont donc entre
quatre et treize à veiller sur le site. Issus des sections de Moulins et de
Saint-Pourçain-sur-Sioule, ils sont déjà intervenus pour soigner piqûres, coupures,
maux de tête et égratignures. Ils ont dû avertir les pompiers pour évacuer deux
personnes: l'une victime d'un malaise et l'autre d'une crise d'appendicite.
- C'est le clou
Afin de réaliser la dose d'hypocras qui permettra de "tenir" jusqu'a dimanche,
les organisateurs cherchent un bénévole qui sera chargé de compter les 12500 clous de
girofle (pas un de plus, pas un de moins) nécessaires à la recette secrète. Avis aux
amateurs...
- Un festival qui marche.
Pour la seconde édition, le Festival des Troubadours et des Saltimbanques est une
véritable réussite. Il a grandi et, à ce jour, 35 troubadours sont déjà inscrits dans
les domaines très différents : cracheurs de feu, jongleurs, acrobates, comédiens,
musiciens et guerriers, rien n'est oublié. Professionnelles ou amateurs, ces troupes
viennent même parfois de loin pour participer puisqu'on compte des Allemands, des
Hollandais et même un Israélien. Tous donnent dans des registres différents, tantôt
dynamiques et sportif, tantôt poétiques. Ce festival permet également de créer des
collaborations entre artistes. A l'issue de la Foire, le jury composé de bénévoles et
d'organisateurs rendra son verdict et annoncera les quatre troupes qui seront embauchées
l'an prochain.
- Des maures bons vivants.
Depuis mardi, une tente de nomades du désert est venue donner une touche orientale à la
ferme bourbonnaise. Olivier et Ian, ou plutôt Omloud et Dilat, se sont installés à
Souvigny. Les deux membres de "défi interactif", une troupe de la banlieue
parisienne, ont donc monté leur superbe campement décoré de tapis d'Orient près de la
grande taverne. Ne voulant manquer la fête des fous à aucun prix, ils ont prévu de
rester jusqu'au dimanche et devraient proposer plusieurs animations au public et notamment
démontrer leurs talents d'archers. Rieurs, accueillants et bons vivants, les deux
compères sembles parfaitement s'adapter au climat plutôt humide du Bourbonnais.
- Marchand de sable.
Le grand tournoi de Chevalerie se déroulera demain à 18 heures, aux abords de la Queune
dans le bas de Souvigny. Pour accueillir la joute dans de bonnes conditions, une grande
quantité de sable sera livrée sur place. Si le marchand de sable est passé, il ne sera
pourtant pas facile de s'endormir devant une animation aussi spectaculaire.
- Assurancetourix médiéval.
A l'image du village d'irréductible gaulis cher à Astérix, Souvigny possède aussi son
barde à bâillonner. Ce joueur de djembé peu apprécié des mélomanes, même amateurs,
est gavé à longueur de journée pour qu'il n'irrite aucune oreille. Heureusement qu'il
reste poli et qu'il sait se retenir de jouer la bouche pleine.
- Dégâts des eaux.
Cette fois-ci, l'orage d'hier a fortement perturbé la Foire. En effet, à partir de 17
heures et suite à un avis de tempête, les organisateurs ont donné l'autorisation aux
artisans de ranger leurs échoppes. Heureusement, car peu après, un violent orage s'est
abattu sur le village, arrachant de nombreuses tentures et causant beaucoup de dégâts.
Tout devrait être réparé pour aujourd'hui. La sixième Foire est décidément très
bien arrosée.
- Manège à bras.
Évitant l'anachronisme, les Souvignyssois ont construit un manège à bras pour les
enfants. Pas de moteur pour faire tourner l'affaire, juste quelques gouttes de sueur des
parents mis à contribution pour la bonne cause. Orné de "bestiaux d'époque",
superbes sculptures en bois réalisées par Jan Peter Langkamp, ce manège a le mérite de
provoquer les sourires chez les tout-petits.
- Chaux devant chaux!
Le four à chaux réalisé dans le cadre du Chantier des bâtisseurs a visiblement donné
entièrement satisfaction. Les Souvignyssois savent donc enfin comment nos lointains
ancêtres fabriquaient la chaux vive, même si la pluie a quelque peu perturbé l'issue de
l'expérience. Au final, dans l'atmosphère humide de ces derniers jours, il n'y a bien
que cela de chaux...
- "Souvigny Douche"
S'inspirant certainement de la publicité pour un certain gel douche qui montrait de
superbes vahinés attendre la mousson pour se laver, certains membres de la Mesnie de
Montignus ont tenté l'expérience. Y'a encore du boulot les gars!
- Du vent dans les branches
La mini tornade qui s'est abattue, avant-hier soir, sur la Foire, a provoqué une belle
frayeur chez les organisateurs, qui avouent avoir "flippé comme des bêtes".
Heureusement, le tissu des échoppes était simplement agrafé, et les perches sont
restées en place. La grande taverne, quant à elle, a dû fermer ses portes : dix
centimètres d'eau avaient envahi ce lieu de toutes les ripailles.
- Même pas mal
La température, même si elle a quelque peu dissuadé les visiteurs, n'a pas refroidi
certaines ardeurs. Une fois le calme revenu, Patrice Michel et acolytes du Chantier des
bâtisseurs ont rallumé les forges illico, tandis que les Couleurs du Moyen Age
révisaient Tri Yann et Malicorne. Le Bouffon, comme d'habitude, était plein à craquer
et, sur les 2 heure du matin, les jeunes du Chantier international, accompagnés de
Stéphane (San'Chap) et de la Mesnie de Montignus , ont emmené une trentaine de personnes
dans une grande farandole médiévale.
- Tous aux abris!
On s'en doutait : les matamores de la Mesnie de Montinius sont bel et bien des guerriers
modernes. Les combattants de pacotille ont enfin montré leur vrai visage, vendredi soir,
en délaissant leur campement pour l'auditorium. Seuls troubadours de toute la Foire à
quitter le navire - certes inondé -, ils ont alors honoré Saint-Marc d'un concert de
ronflements grégoriens de toute beauté.
- Fluctuât nec mergitur.
Le fûtereau du Chantier des bâtisseurs a prouvé, au coeur de la tempête, que Michel
Glénat et Serge Durin sont dignes du savoir-faire des grands bateliers : assailli par la
pluie. Il a fait preuve d'une impeccable étanchéité. L'uvre d'art devrait être
achevée aujourd'hui, et les organisateurs ne parviennent pas à se mettre d'accord sur
son nom de baptême. Les uns pensaient à "Bout d'gras", tandis que d'autres
préféraient "La Ripaille". Pour les départager, un appel au public sera
lancé, cet après midi, pendant la Fête des Fous, et le patronyme sera voté à
l'acclamation.
- Le couple des fous honoré
Les organisateurs envisagent d'utiliser la gabare à la tête d'une procession navigante
qui aurait pour but ultime la conquête de Paris. Plaisanterie à part, le voyage vers la
capitale viserait à promouvoir l'image du Pays d'Allier. C'est le couple élu de la Fête
des Fous qui inaugurera l'embarcation au cours d'une descente de la cité médiévale sur
roulettes.
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